| |
Depuis que nous nous intéressons, au Musée Maritime du Cap Sizun, au naufrage du trois-mâts norvégien Bessel, à l’entrée du port d’Audierne, il ne se passe pas de mois sans que de nouvelles informations ne viennent enrichir et éclairer notre compréhension de ce qui se passa le 28 octobre 1912 et pendant les mois qui suivirent.
C’est d’Angleterre, de Suède, d’Allemagne, de Norvège, d’Australie, de Floride (USA) mais aussi et surtout du Finistère que nous viennent les pièces du puzzle bientôt complètement reconstitué.
Mais c’est aussi la mer qui nous livre les secrets du trois-mâts.
Après un bout du mât de misaine (4,20 mètres, 33cm de diamètre) récupéré en 1978, c’est une bonne partie de l’ancre (1,20 mètres, 350 Kg), des caps de moutons, de la houille et un élément de plat bord qui sont venus compléter la collection du Musée Maritime du Cap Sizun.
|

Le Bessel le long du môle. 2ème échouage le 29 octobre. Le bateau restera dans cette position jusqu’au 24 novembre 1912
Collection de cartes postales de Roland Bordas
|
C’est un beau trois-mâts barque de 46,60 mètres de long et de 432 tonneaux qui se trouva désemparé le 28 octobre 1912 dans la baie d’Audierne en proie à une forte tempête de suroit.
Ce bateau, à la coque métallique, construit en 1869 (il était assez semblable à 4 mètres près à notre Belem, il était également peint en blanc et noir) et battant pavillon norvégien était chargé de 838 tonnes de phosphate qu’il convoyait d’Aruba dans les Antilles néerlandaises vers Nantes.
Ayant essayé de se réfugier dans le port d’Audierne, mais n’étant plus navigant, il mouilla à quelques milles de l’entrée du port d’Audierne dans la journée du 28 octobre 1912 non sans avoir au préalable lancé des appels de détresse.

Une partie de l'ancre du Bessel (350kg)
Photo Musée Maritime du Cap Sizun |
Ses ancres ayant chassé il vint s’échouer devant l’entrée du chenal à 150 mètres du Raoulic et son équipage de 10 hommes fût sauvé par le canot de sauvetage Général Béziat (patron François Autret) et débarqué à Lervily vers 22 heures.
En mars 1913, pour cet acte de bravoure, l’équipage du Général Béziat obtint de la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés, le prix « Amiral Lalande » doté de 800 francs.
Dans la nuit avec les coups de vent et la marée, le bateau se déséchoua et vint seul sans personne à bord, heurter le môle du Raoulic s’immobilisant une seconde fois sur les rochers, le long du môle, parallèlement à celui-ci, à 25-30 mètres du phare.
|

Partie du mât de misaine en très bon état de conservation (4,20 mètres)
Photo Musée Maritime du Cap Sizun
|
Le Bessel le long du môle. 2ème échouage le 29 octobre.
Le bateau restera dans cette position jusqu’au 24 novembre 1912.
Le 24 novembre, profitant de bonnes marées, deux remorqueurs tentaient de le tirer de sa situation délicate et y parvenaient partiellement. En effet, ils réussirent à déplacer le voilier sur 250 mètres jusque l’entrée du petit bassin où suite à une fausse manœuvre le bateau se mettait en travers du chenal, l’obstruant presque totalement et interdisant l’entrée du port aux navires de moyen et fort tonnage.
Aussi invraisemblable que cela paraisse le Bessel resta dans cette situation pendant quatre mois. Il fallut l’intervention du ministre des travaux Publics aiguillonné par nos élus locaux pour prendre la décision de détruire l’épave.
Mais l’affaire ne s’arrêta pas là, le règlement juridico-financier de l’opération ne trouva de solution que 5 ans plus tard et donna lieu à une décision qui fait encore jurisprudence de nos jours.
Au Musée Maritime du Cap Sizun à Audierne, où sont exposés les vestiges du bateau, des informations plus complètes sur ce naufrage sont à votre disposition.
|

L'un des caps de moutons
Photo Musée Maritime du Cap Sizun
|
Recherche, photos et texte de Michel BESCOU - Musée Maritime du Cap Sizun
|
Rue lesné
Audierne
02 98 70 27 40 |
|
Aquashow
Gratuit tous les matins pour tous les
enfants. |
Blog Audierne info Un sujet vous intéresse vous souhaitez ouvrir un débat, écrivez sur le blog... |
|