Collectionneur ou Philatéliste
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De la timbromanie à la philatélie Le timbre-poste est né en Angleterre le 1er mai 1849. Les numismates sont les premiers collectionneurs de timbres-poste. Il ajoutaient à leurs pièces et billets un nouveau support fiduciaire garanti par l’état émetteur. Il est toujours courant de régler des petites dépenses en timbres-poste «joindre 30 francs en timbres-poste pour frais d’envoi». A partir de 1850, le courrier est de plus en plus affranchi. C’est une découverte pour les usagers et la naissance d’une nouvelle catégorie de collectionneurs appelés timbromanes. Rapidement, ils prennent conscience qu’ils se distraient avec des choses sérieuses. Ils se recherchent, ils se regroupent, ils s’organisent. Des timbres s’échangent. Les moins courants se négocient. En 1861, Alfred Potiquet publie le premier catalogue illustré à des fins commerciales «Le catalogue des timbres-poste créés dans divers Etats du globe ». En 1862, le parisien Lallier publie le premier album imprimé spécialement pour les timbres-poste en version française, anglaise et allemande. En 1864, George Herpin substitue au mot pseudo-scientifique de timbromanie,
un autre mot d’origine grecque, PHILATELIE qui veut dire :
qui peuvent circuler librement après avoir acquitté une taxe matérialisée par un timbre. Ainsi dit-on que tel pli est affranchi par un timbre à 3 francs et qu’il peut être acheminé. En 1865, la première vente de timbres-poste aux enchères se tient à Paris à l’Hôtel Drouot. Collectionneurs et philatélistes de la première génération (1850-1950)
Les collectionneurs détachaient avec plus ou moins de précaution ces vignettes postales de leurs supports. Les numismates les classaient à la suite des pièces et des billets. Pour le timbromane, la mode était de les coller sur tous les espaces vides : les murs, les meubles, ... de décorer des abat-jour, des assiettes, ... de les piquer sur une planche comme des papillons à l’aide d’une épingle, ... La publication d’albums va modifier progressivement cette façon de collectionner. Les timbres sont à présent collés dans des cases appropriées. Les éditeurs recommandent même d’utiliser de la colle arabique. Et ceux qui ne peuvent s’offrir un album optent pour un cahier d’écolier. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, la grande majorité des collectionneurs ne rechercheront que les timbres oblitérés détachés des plis. De cette grande majorité, un petit nombre de collectionneurs, plus curieux que les autres, se posent une première question : qu’est-ce qu’un timbre-poste ? Aux réponses qu’ils ont pu recevoir, ils découvrent que le timbre-poste n’est pas seulement une image. Qu’il est le noyau d’un atome postal où chaque électron qui gravite autour est une activité postale. Ces collectionneurs, dits philatélistes, sont des historiens de La Poste et chacun choisit sa voie. Du projet de la maquette d’une figurine aux différentes étapes de la fabrication en typographie, ou en taille douce, ou en lithographie, etc ... jusqu’à son conditionnement et sa vente au guichet, tout intéresse le technicien. Le limier suit le chemin du pli, de la mise à la boîte aux lettres jusqu’à sa distribution au destinataire. Il pénètre dans les centres de tri, il voyage avec lui dans un sac, par pneumatique, par tramway, par ambulant, par bateau, par avion, ... il ne le quitte pas d’une dent. Le tarifaire lui, étudie les coûts des divers services que rend La Poste. Que la lettre soit simple ou chargée, pour La France ou pour l’étranger, qu’elle doive acquitter une taxe complémentaire pour un service particulier, il ne laissera sa lettre en paix qu’après avoir justifié le tarif postal. Et les spécialistes en philatélie sont plus nombreux que les spécialistes en athlétisme. Après avoir découvert cette POSTE, les plus curieux de ces curieux se posent uns seconde question : et avant le timbre-poste ? C’est ainsi que sont nés les préphilatélistes encore appelés marcophiles car dans cette période, les plis ne possédaient que des empreintes (marques) postales. Les recherches permettent de remonter jusqu’à 1676, année ou Louvois réorganise administrativement la poste. Pour contrôler les recettes, il impose l’apposition des deux premières empreintes postales : le nom du bureau de départ et le montant de la taxe puisqu’avant le timbre-poste, les tarifs étaient fonction de la distance et du poids. Ces premières marques étaient manuscrites. L’empreinte au tampon n’apparaîtra qu’en 1690. Collectionneurs et philatélistes de la deuxième génération (1950-1990) Après la seconde guerre mondiale, la prolifération des émissions de timbres-poste dans le monde bouleverse les façons de collectionner. En France, au début de 1950, les catalogues indiquaient 862 timbres-poste non spéciaux émis depuis le 1er janvier 1849, soit sur un siècle. Fin 1990, il est compté 2 675 timbres-poste, soit 1 813 timbres en quarante ans. D’autre part, les progrès de la science et des techniques permettent aux éditeurs de proposer des albums pour timbres neufs à loger dans des pochettes transparentes qui les protègent. La cuti du collectionneur de la première génération vire. Le timbre oblitéré «qui à voyagé» n’est plus recherché, le timbre neuf «qui ne voyagera pas» a du tonus. Dès qu’il est acheté, et par abonnement, c’est plus sûr, le timbre se retrouve dans une prison plus ou moins dorée selon la qualité de l’album. Prisonniers, ils reçoivent souvent une visite attentive de leur geôlier, un esthète amateur de jolis timbres aux coloris attrayants, s’enthousiasment de la qualité d’une gravure en taille douce ou de la fidélité des couleurs d’un tableau de peinture. Le plaisir de collectionner n’est plus le même. Un timbre « qui avait voyagé », il fallait le trouver, en recevoir d’un parent ou d’un ami, le chiner, l’échanger et parfois l’acheter. Il fallait aussi le laver, pas dans n’importe quelle eau, le sécher, pas n’importe comment, le classer. Il est parfois remplacé par un autre de meilleure qualité ou plus frais en couleurs. ORDRE, SOIN et METHODE était le premier commandement du collectionneur. Le philatéliste historien a de moins en moins d’histoire à raconter puisque La Poste en offre de moins en moins. Les timbres pour colis postaux, les timbres de franchise militaire, les timbres taxes, ... n’existent plus. Le service des pneumatiques, des ambulants ferroviaires, ... ont disparus. Mais l’Histoire de La Poste est si riche, que les historiens continueront à remonter dans le temps.
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EXPOSITIONSAbri du Marin Ile de Sein Mairie Audierne 5 - 6 juin 10h00 à 18h00 entrée gratuite |