HYACINTHE LE CARGUET (1847-1924)
UN PASSEUR DE MEMOIRE EN CAP-SIZUN.
Aux Editions du Cap-Sizun
Présenté par Paul CORNEC
« Spécialisée dans l’espace, son infatigable activité embrassait toutes les périodes. Personne n’a mieux connu ni plus contribué à faire connaître tout le pays qui s’étend depuis Pont-Croix jusqu’au Raz, et même au delà, jusqu’à l’extrémité de la chaussée de Sein. Il avait assisté à la transformation graduelle de ce pays et sa mémoire était seule à conserver le souvenir de choses très vieilles, disparues peu à peu depuis quarante ans, et que personne, désormais, ne saura plus. »
Né à Pont-L’Abbé en 1847, Hyacinthe Le Carguet fut percepteur à Audierne de 1880 à 1911. Il y mourut en 1924, à l’ombre du clocher de Saint-Raymond, laissant derrière lui une œuvre originale et abondante, pourtant peu connue du grand public capiste.
« Antiquaire » et fouilleur impénitent, ce vice-président de la Société Archéologique du Finistère fournira un nombre impressionnant de contributions au Bulletin de cette prestigieuse société savante, sur un Cap-Sizun encore « dans son jus ». Dans la Revue des Traditions Populaires, il prendra les habits de l’ethnographe pour nous livrer de véritables petits bonheurs sur le Cap et les Capistes de la fin du 19e siècle, leurs dures conditions de vie, leurs étonnantes superstitions.
Hyacinthe Le Carguet fut le scribe providentiel du pen-ar-bed capiste, le témoin exclusif que peuvent à juste titre nous envier nos voisins bigoudens, et bien d’autres, aujourd’hui veufs d’un tel chroniqueur. Dans cet ouvrage très dense ( 334 pages au format 22 x 28) Paul Cornec reconstitue la biographie du percepteur et le situe dans son époque. Son œuvre, majoritairement réunie dans cet ouvrage, constitue un pan important de la mémoire capiste, un témoignage unique et précieux.
Parmi les dizaines de textes inclus dans ce nouvel opus :
- La fête des morts au Cap-Sizun et à l’Ile de Sein.
- Superstitions du Cap-Sizun : an drouk-avis, le mauvais œil.
- Le Raz de Sein et les phares.
- Le mousse d’Audierne.
- Météorologie populaire du Cap-Sizun.
- Les clés et le culte de saint Tugen.
- La peste de Lescoff.
- L’église de Monsieur sainct Rumon d’Audierne.
- La légende de sainte Evette, patronne des pêcheurs de la baie d’Audierne.
- Messire Le Gallo, recteur de l’Isle-Saint.
- La chapelle de saint They-ar-Raz
- Les vases enfouis pour maléfices dans le Cap-Sizun.
- La morue du Raz de Fontenoy,
- etc. etc.
Et les célèbres gwerziou Flod Goaien (la gwerz Penmarc’h), La sône des cacous, Drouk Lescon (La peste de Lescoff), et la gwerz considérée comme le chant national de Plogoff, Channik an Ormant, Jeannette Le Nortman, que Le Carguet recueillit in extremis, avant que n’en disparurent les ultimes dépositaires.
A découvrir ou à relire, à petites doses ou sans retenue ! Du Cap pur jus ! |